Glossaire du figement fonctionnel et du système nerveux
Différencier "Figement fonctionnel" et "Figement nerveux"
Figement nerveux : terme utilisé pour décrire une réponse de ralentissement, d’immobilisation ou de retrait pouvant apparaître dans certaines situations de stress ou de menace perçue.
Figement fonctionnel : terme utilisé ici pour décrire une situation dans laquelle une personne continue à fonctionner au quotidien, mais éprouve une difficulté persistante à initier, décider, agir ou retrouver de l’élan.
Les deux notions peuvent se recouper, mais elles ne sont pas strictement équivalentes.
Le figement fonctionnel décrit surtout l’expérience vécue dans le quotidien.
Blocage du système nerveux
L’expression « blocage du système nerveux » est souvent utilisée pour décrire une difficulté persistante à se mobiliser, à passer à l’action ou à retrouver de l’élan.
Elle ne désigne pas un diagnostic médical précis.
Elle renvoie plutôt à l’expérience d’un organisme qui reste sous tension, ralenti ou moins disponible après une période de stress, de surcharge ou de fatigue prolongée.
Figement nerveux
Le terme « figement nerveux » désigne ici une réponse de ralentissement, d’immobilisation ou de retrait pouvant apparaître dans certaines situations de stress ou de menace perçue.
Cette réponse n’est pas volontaire. Elle peut être transitoire ou s’inscrire plus durablement dans le vécu de la personne.
Régulation du système nerveux
La régulation du système nerveux désigne la capacité de l’organisme à s’adapter aux changements, à mobiliser de l’énergie quand c’est nécessaire, puis à revenir progressivement vers un état plus stable.
Elle ne signifie pas être calme en permanence. Un système nerveux régulé peut passer par différents états (activation, retrait, repos, engagement ) puis retrouver de la flexibilité.
La régulation peut être soutenue par différents facteurs : le sommeil, la récupération, le mouvement, la respiration, les relations sécurisantes, l’environnement et certaines pratiques corporelles ou somatiques.
Stress prolongé
Le stress est une réponse normale d’adaptation. Il devient plus problématique lorsqu’il se prolonge sans périodes suffisantes de récupération.
Un stress prolongé peut maintenir l’organisme dans un état de tension ou de vigilance accrue et réduire progressivement les ressources disponibles pour récupérer, décider, agir ou s’adapter.
Il peut ainsi favoriser fatigue, irritabilité, difficultés de concentration, ralentissement ou sensation de saturation.
Surcharge mentale
La surcharge mentale apparaît lorsque trop d’informations, de décisions, de responsabilités ou de préoccupations restent actives en même temps.
Elle peut donner l’impression d’avoir constamment quelque chose à penser, anticiper ou gérer, même lorsque l’on essaie de se reposer.
Lorsqu’elle dure, elle peut réduire la disponibilité nécessaire pour décider, prioriser et passer à l’action.
Mobilisation du système nerveux
La mobilisation du système nerveux désigne l’augmentation de l’activation de l’organisme lorsqu’une situation demande davantage d’énergie, d’attention ou de réactivité.
Elle peut s’accompagner d’une vigilance accrue, d’un rythme cardiaque plus élevé, d’une respiration plus rapide, d’une tension musculaire ou d’une envie d’agir.
Cette mobilisation est normale et utile. Elle devient surtout problématique lorsqu’elle reste élevée trop longtemps ou lorsque l’organisme a du mal à revenir vers un état de récupération.
Réponse adaptative
Une réponse adaptative est une réaction de l’organisme qui cherche à s’ajuster à une situation, une contrainte ou un changement.
Elle peut prendre différentes formes : mobilisation, vigilance accrue, ralentissement, retrait ou besoin de récupération.
Ces réponses ne sont pas forcément problématiques en elles-mêmes.
Elles deviennent surtout difficiles lorsqu’elles persistent alors que la situation a changé ou qu’elles réduisent durablement la capacité à agir, récupérer ou retrouver de la souplesse.
Comprendre ces mots est une première étape pour sortir de la confusion.
Mais comprendre ne suffit pas toujours à remettre du mouvement. Le corps a aussi besoin d’expérience : sentir, respirer, retrouver des appuis, observer ce qui se passe réellement.
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Système nerveux autonome
Le système nerveux autonome régule de nombreuses fonctions qui échappent au contrôle volontaire, comme le rythme cardiaque, la digestion, la respiration, la vigilance ou certaines réponses au stress.
Il participe en permanence à l’adaptation de l’organisme aux demandes de l’environnement, en mobilisant ou en ralentissant certaines fonctions selon les besoins.
Il comprend notamment les branches sympathique et parasympathique, qui contribuent ensemble à ajuster l’état d’activation, de récupération et de disponibilité du corps.
Système sympathique
Le système sympathique est une branche du système nerveux autonome.
Il participe à la mobilisation de l’organisme lorsqu’une situation demande davantage d’énergie, d’attention ou de réactivité.
Il peut notamment s’accompagner d’une augmentation du rythme cardiaque, d’une vigilance accrue, d’une tension musculaire plus importante ou d’une respiration plus rapide.
Son activation n’est pas un problème en soi. Elle devient surtout difficile lorsqu’elle reste élevée trop longtemps ou que la récupération devient insuffisante.
Système parasympathique
Le système parasympathique est une autre branche du système nerveux autonome. Il participe notamment aux fonctions de récupération, de digestion, de repos et de restauration.
Il aide l’organisme à réduire progressivement l’activation lorsqu’une situation ne demande plus le même niveau de mobilisation.
Le but n’est pas d’être en mode parasympathique en permanence, mais de pouvoir passer d’un état d’activation à un état de récupération avec suffisamment de souplesse.
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